mardi 7 janvier 2014

Grâce à Akira Kurosawa




Rashômon, la Porte de Rasho, est le film qui révéla Akira Kurosawa à la Mostra de Venise en 1950, où il obtint le Lion d'Or. Un chef-d'oeuvre du cinéma diffusé sur Arte hier soir, à voir ou à revoir ici en version originale sous-titrée en anglais.

Nous emmenant dans le Japon de l'époque Heian, aux alentours du Xe siècle, Kurosawa nous raconte quatre versions différentes et le procès d'un crime par ses quatre témoins : un bucheron de passage, l'auteur du crime, le fantôme de la victime, convoqué par un chaman, et son épouse victime du viol... 

Ce film, qui a amorcé la Nouvelle Vague cinématographique française des années 1950-1960 du point de vue technique et esthétique, introduit la multiplicité de points de vue subjectifs par rapport au classique récit linéaire univoque.

Kurosawa, qui pointe ici l'égoïsme et les mensonges qu'il entraîne comme cause de l'enchaînement des malheurs des hommes ne juge personne pourtant, laissant à chacun le soin de le faire et de s'examiner lui-même. 




Ce conte se termine par une scène où un nouveau-né, abandonné dans le Temple ruiné où la pluie avait réuni les protagonistes, est recueilli par l'un d'eux, père déjà de six enfants. Un geste qui fait dire au bonze, désespéré par l'égoïsme fatal des hommes, que grâce à cet homme il reprend confiance en l'humanité. 

Qui donc serait ce nouveau-né dans le Temple ruiné ? 
Je vous laisse le soin d'y répondre. 
Belle Année à tous.     

Texte : Robert Empain et Wikipedia 


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